CHEMIN DES PLUMES

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demain 10 septembre: ouverture de la barbarie.. permis de tuer.J’ai obtenu le permis de chasse… sans toucher une fois la cible

Forêt de Marly (Yvelines),

Les accidents de chasse sont nombreux. Pour remonter à la racine du problème, un journaliste de Reporterre a passé son permis de chasser. Jamais, au cours de la formation, il n’a touché la cible. Il a pourtant obtenu son permis…

« Morgan coupait du bois dans son jardin, murmure Mila, son amie. Il a reçu une balle dans le thorax. » À l’automne 2022, Julien F. comparaissait devant le tribunal judiciaire de Cahors pour l’homicide involontaire de Morgan Keane, enfant du pays lotois. « Ce chasseur venait d’obtenir son permis, poursuit Mila. Avant cette battue aux sangliers, il n’avait encore jamais appuyé sur la détente. » Dès l’ouverture de son procès, l’Aveyronnais reconnut avoir tiré sur « une masse sombre » non identifiée. Cet aveu soulage, autant qu’il bouleverse. Comment un homme, fraîchement instruit des règles cynégétiques élémentaires, a-t-il pu commettre l’irréparable ?

Pour y répondre, une option : suivre les chasseurs au plus près, et en comprendre les façons d’agir à la racine, dès leur formation. Dès lors à Reporterre, a émergé une idée : et si l’un de nous passait le permis de chasse pour en découvrir les coulisses ? Je fus le journaliste choisi. Cinq mois plus tard, au printemps 2023, un inspecteur de l’Office français de la biodiversité (OFB) me décernait le fameux diplôme, passé en immersion sans jamais révéler aux chasseurs ma profession. Désormais, je peux légitimement l’affirmer : truffée de lacunes et dispensée en seulement une journée, la formation ne garantit pas la future sécurité [1] des chasseurs en herbe ni celle des personnes qui croiseront leur chemin.

Aucun casier judiciaire demandé

Décembre 2022. Au bout du fil grésille en boucle une mélodie entonnée par des cors, puis : « Fédération départementale de chasseurs, bonjour. » L’heure était venue pour moi d’entamer les démarches. Premièrement, m’assurer que l’abattage d’un animal ne serait pas exigé au cours de la formation. La standardiste me confirme que non. Deuxièmement, constituer un dossier d’inscription, ce qui n’a d’ailleurs rien d’insurmontable. En plus des documents protocolaires, un certificat médical attestant d’un état de santé physique et psychique compatible avec la détention d’une arme est réclamé depuis 2005. Rien de plus, rien de moins.

Inutile, donc, de fournir une copie de casier judiciaire : « Il faudra simplement remplir une attestation sur l’honneur, mentionnant que vous n’êtes pas privé du droit de détention ou de port d’armes », m’indique la standardiste. Sur l’honneur, uniquement ?

Tout compte fait, ma plus grande peine fut de retrouver mon certificat de participation à la « Journée défense et citoyenneté » (la « Journée d’appel »), perdu au fond d’un carton poussiéreux. Et, bien sûr, de signer les chèques : 46 euros à l’OFB, pour les frais d’examen, et 140 euros à la fédération, pour la formation. Une fois postée la paperasse, il ne me restait plus qu’à scruter l’arrivée de ma convocation.

Une arme dans les mains à 15 ans

Janvier 2023. La forêt de Marly, aux portes de Paris, se noie dans un océan de brume. Au bout d’un chemin apparaît le fort du Trou d’Enfer. Bâti en 1878, l’édifice accueillait autrefois près d’un millier de soldats. Il fut aussi le site d’élevage de gibiers pour les chasses présidentielles jusqu’en 1995.

Désormais, ces remparts hébergent la fédération des chasseurs d’Île-de-France. Dans l’ancienne infirmerie, les brancards ont été remplacés par des kakemonos. Sur l’une de ces grandes affiches est inscrit : « La chasse, un atout pour l’éducation. » Dans une vitrine s’amoncellent les trophées d’animaux empaillés, prêts à bondir. Le ton est donné, place à la formation.

« J’ai déjà accompagné mon père à la chasse… Et il m’est arrivé de tirer », explique Charles, d’un haussement de sourcils. L’instructrice lui sourit et rétorque : « Ne vous en faites pas, je ne suis pas de la police. » Tour à tour, tous les candidats déclinent leur identité. L’un est cadre, un autre officier de l’armée de l’air, un autre encore vient régulariser son permis étranger. Il y a deux adolescents, de 15 et 16 ans. Une autre est agricultrice, désireuse d’abattre les corbeaux, « ces saletés de nuisibles » qui envahissent ses champs. Une autre femme, à la BMW cabriolet étincelante, a fini par céder aux demandes de son mari, qui rêve de l’emmener chasser : « C’est un véritable féru, dit-elle en riant. Il a offert un fusil à mon fils comme cadeau de naissance. »

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Des chasseurs à Haux, en Gironde, le 21 janvier 2023. © AFP / Romain Perrocheau

Quatre ateliers composent l’épreuve pratique de l’examen, introduite en 2003. Le circuit débute par une simulation. Arme en mains, le candidat est amené à franchir une clôture ou un fossé, puis à tirer à blanc sur des plateaux d’argile. Éjectés dans le ciel par une machine, ceux-ci peuvent emprunter des trajectoires dangereuses, passant par exemple à proximité d’une maison ou d’une silhouette humaine métallique. Le chasseur novice doit alors s’abstenir de presser la détente.

Désigné pour ouvrir le bal, Loïc, un adolescent chétif aux joues couvertes d’acné, s’empare du fusil et, comme demandé, décrit ses mouvements d’une voix frêle : « J’observe mon environnement… Puis je… Je vérifie mes canons. »

« On file le permis à des amateurs qui ne savent pas viser… »

À mi-chemin, une cible fuse brusquement en direction d’une cabane en bois. Loïc épaule et presse la détente. « On a pourtant dessiné le visage d’un bonhomme à la bombe de peinture fluorescente, à force d’observer les candidats tirer dessus, grommelle l’inspectrice en secouant la tête. Visiblement… ça ne suffit pas. » Penaud, le garçon de 16 ans se fige. À côté de lui, la taille de l’arme semble démesurée. « Comment peut-on mettre une arme dans les mains d’un enfant qui n’a même pas encore le droit de voter ou de conduire ? » réagira au téléphone Mila Sanchez, du collectif Un jour un chasseur, à l’évocation de la scène.

Moins strict, le permis français ne vaut rien au Benelux

L’atelier suivant consiste à ranger le fusil dans un étui souple ou une mallette rigide pour un déplacement fictif en voiture. Avec une facilité déconcertante, l’instructeur démonte l’arme sous nos yeux. « Et comment la remonte-t-on ? » l’interroge un homme. Pas la peine de s’en préoccuper, « l’inspecteur ne vous le demandera pas ».

Direction ensuite le stand de tir, à deux pas du véhicule : six plateaux d’argile sont propulsés dans le ciel, un à un. Avec des balles réelles, le candidat doit tirer sur les cibles… à condition qu’elles ne soient pas orange — synonyme d’oiseaux protégés —, et qu’aucun mannequin pivotant n’apparaisse dans le champ. Combien faut-il en abattre pour valider l’atelier ? Aucune, assure l’inspecteur : « L’examen français est le seul d’Europe à ne pas du tout se soucier de la précision au tir, ce que je déplore. On file le permis à des amateurs qui ne savent pas viser… »

En septembre 2022, un rapport d’information du Sénat dénonçait déjà cette absence de vérification de compétences : « Ne toucher aucune cible prouve une maîtrise très insuffisante de l’arme pouvant conduire à des situations dangereuses. » En Allemagne, les futurs chasseurs doivent détruire cinq des dix plateaux d’argile lancés pour décrocher l’examen, surnommé là-bas le « bac vert ».

Ce jour-là, sur douze cibles chacun, un seul des huit candidats est parvenu à en éclater certaines… sans toutefois respecter les règles de sécurité. Autant dire que ni eux ni moi n’aurions obtenu le permis outre-Rhin. « Ils ont encore de beaux jours devant eux, tes corbeaux », dit l’instructeur, en souriant à l’agricultrice.

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Un chasseur tient une balle de fusil lors d’une battue aux sangliers à Saint-Astier (Dordogne), en septembre 2022. © Romain Longieras / Hans Lucas / Hans Lucas via AFP

J’enfile à mon tour le casque antibruit et saisis le semi-automatique noir. Je n’ai jamais tiré de ma vie. « Clac ! » Un plateau s’envole à toute allure dans le ciel. Le temps d’analyser la sûreté de la trajectoire qu’il emprunte, le voilà déjà presque imperceptible. Tant pis, je tire au doigt mouillé : « Très bien », me félicite mon professeur d’un jour. Avec cette précision, j’aurais pourtant raté un éléphant.

Ce manque de considération pour la précision au tir est d’ailleurs décrié par nos voisins. Aux Pays-Bas et au Luxembourg, le permis français n’est désormais plus reconnu. Même chose en Belgique, où 30 % des chasseurs en devenir franchissaient la frontière pour obtenir le droit de chasser bien plus facilement que chez eux. « Et voilà comment, en France, on apprend tous les quatre matins qu’une balle a traversé une maison, s’est encastrée dans une voiture, ou pire encore », se désole Mila Sanchez, du collectif Un jour un chasseur.

« Tu viens de pointer ton arme chargée sur tes camarades là. On se concentre maintenant ! »

Ultime atelier : la simulation d’une battue. Sylvie, l’agricultrice, se prépare en suivant minutieusement les étapes détaillées un instant plus tôt par l’instructeur. Il s’agit notamment de signaler sa position aux autres chasseurs d’un geste de la main et d’installer des plots délimitant son angle de tir. Dès lors, interdiction formelle de sortir de son poste de tir : « Du moins ça, c’est ce qu’on vous apprend ici. Dehors, vous verrez, reconnaît l’homme. Je reviens des Pyrénées, là-bas, ils ne tiennent pas en place, les types ! »

Une fois sonné le début de la battue, une cible aux allures de sanglier sort d’un bosquet sur un rail. La femme met en joue l’animal, tire une première balle puis, sourire aux lèvres, pivote sur elle-même pour attraper le regard de l’instructeur : « Ohhhh, s’écrie-t-il en bondissant sur le canon. Tu viens de pointer ton arme chargée sur tes camarades là. On se concentre maintenant ! » Une arme effectivement chargée avec une vraie cartouche…

Plongés dans l’obscurité, les chênes et les châtaigniers dansent au gré des bourrasques. « Rassemblez-vous pour le débrief, lance l’inspecteur, le ton militaire. Toi et toi, c’est bien. » À ses yeux, seuls deux élèves auraient pu aujourd’hui obtenir le permis à l’issue de l’examen blanc passé en toute fin de journée. L’anxiété grimpe aussitôt chez les six autres.

« Ne vous en faites pas, tempère l’instructeur. Revoyez les gestes chez vous, avec une arme si vous en avez une, et tout ira bien. » Recroquevillée dans son manteau, Sylvie admet ne pas se sentir à la hauteur et demande à assister à une deuxième journée de formation. « Non, on ne peut la dispenser qu’une seule fois, l’interrompt l’instructeur. De toute façon, le taux de réussite national à l’examen navigue autour des 73 %. »

« Comment peut-on écrire de telles conneries ? »

Mars 2023. L’esprit égaré dans les paysages qui défilent sous mes yeux, j’entends vibrer mon téléphone. La notification provient de l’Office français de la biodiversité : l’examen a lieu dans six jours. En toute honnêteté, je n’ai pas feuilleté une seule fois le manuel de révision de l’épreuve théorique, qui me suit pourtant dans toutes mes escapades, dissimulé au fond de mon sac à dos. L’épreuve comporte dix questions, dont une éliminatoire. À la lueur jaunâtre des néons du train, je plonge enfin dans la petite bible cynégétique.

Un mot de Willy Schraen, président de la Fédération nationale des chasseurs (FNC), introduit les quelque 300 pages : « À vous qui êtes l’avenir de la chasse française, je suis heureux de vous souhaiter la bienvenue dans notre grande famille et vous invite à partager les joies et les émotions d’une passion profondément humaine et naturelle. » Voilà qui est dit. Le reste de l’ouvrage est consacré aux structures et la législation entourant la chasse, aux armes et munitions, aux différentes pratiques et à la connaissance des espèces.

« Comment peut-on écrire de telles conneries sur des fiches d’apprentissage ? » À l’autre bout du fil, Yves Verilhac survole le trombinoscope recensant certains des mammifères, chassables ou protégés. Directeur général de la Ligue pour la protection des oiseaux (LPO) de 2014 à 2022, il déplore que l’utilité écologique des espèces et leur état de conservation ne soient jamais évoqués : « Les chasseurs ne sont pas sensibilisés à tous les déséquilibres de l’écosystème engendrés par l’abattage des prétendus nuisibles que sont les renards, belettes, fouines ou martres. »

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Plusieurs millions de faisans (photo) et de perdrix sont élevés dans de petites cages dans le but d’être relâchés et abattus par des chasseurs. Pxfuel/CC0

Quelques chapitres plus loin, le faisan et la perdrix sont décrits avec minutie, jusqu’à la couleur du contour de leurs yeux. « Ils écrivent des tartines sans jamais mentionner que ces oiseaux sont élevés et relâchés chaque année au profit des chasseurs, pour remplacer toute l’avifaune flinguée par l’agriculture intensive », poursuit l’ornithologue. Juste à côté, la gélinotte, « que les chasseurs s’évertuent à tirer alors que les populations chutent », n’a le droit qu’à six petites lignes.

« C’est médiocre. Ne sortez surtout pas dans la nature avec un fusil »

« Écoutez, testons vos connaissances ! » lance le naturaliste, malicieux. Geai des chênes, choucas des tours, sarcelle d’hiver, tarin des aulnes… Je tente d’identifier au mieux la ribambelle de spécimens aux ailes tantôt jaunâtres, tantôt gris anthracite, qu’il me montre. Le souffle las d’Yves Verilhac m’évoque alors celui de mes professeurs au collège, à l’heure de distribuer les copies corrigées : 5/20.

« C’est médiocre, juge-t-il sans détour. Ne sortez surtout pas dans la nature avec un fusil. Au mieux, vous ne tirerez que sur les oiseaux que vous savez reconnaître… et rentrerez bredouille. » Les pensionnaires des centres de soin, classés protégés et pourtant criblés de plomb, témoignent toutefois du contraire. « Il ne s’agit pas d’exiger une expertise ornithologique, juste de posséder les fondamentaux, conclut l’homme. De là à se proclamer “premiers écologistes de France” »

Noyées au cœur du livre, seulement 8 des 300 pages font référence à la sécurité. À croire que la FNC n’avait pas grand-chose à dire. Ces vingt dernières années, en France, plus de 400 personnes ont pourtant été tuées lors d’actions de chasse, d’après l’OFB. Par ailleurs, aucune formation aux gestes de premiers secours n’est exigée, et la dangerosité des fusils une fois rentrés de la forêt ne fait l’objet d’aucune prévention. La possession des fusils facilitent pourtant les passages à l’acte suicidaire et les homicides. En 2020, au moins 27,54 % des 102 féminicides ont été commis à l’aide d’une arme de chasse.

« Tu peux tirer à la kalachnikov »

Les stratus barrent le chemin aux lueurs de l’aurore. C’est le jour J. Un gobelet de café dans le creux des mains, les dix candidats guettent l’arrivée des inspecteurs. Parmi eux, deux ont déjà échoué une fois l’examen. « Hier encore, je confondais les corneilles noires et les corbeaux freux », reconnaît mon voisin de droite, affolé à l’idée du questionnaire théorique. « Oh moi, je me prends pas la tête, je les tire tous, glousse son camarade. Sur ta propriété, c’est open-bar. Tu peux tirer à la kalachnikov, personne ne viendra te faire chier. » Une demi-heure plus tard, le même homme au béret revient la mine piteuse : « Vous avez la gâchette trop facile, lui dit l’examinateur. Il va falloir venir une troisième fois. »

Tour à tour, les prétendants au permis défilent. L’épreuve pratique dure moins de quinze minutes. La théorie, pas plus de cinq minutes. Quelques instants plus tôt, les instructeurs ont pris soin de nous remémorer les pièges dissimulés dans le circuit, lors d’une ultime démonstration. « Cette situation provoque un bachotage […] sans forcément garantir une véritable assimilation des règles de sécurité », dénonçait dans son rapport la mission sénatoriale.

« À vous, monsieur. » Une boule au ventre, je saisis le fusil. Avant moi, sept des neuf candidats ont été reçus. Surpris par le recul de l’arme, je sens la crosse percuter mon aisselle : « Attention à bien épauler ! » m’avertit l’inspecteur. Les autres ateliers se déroulent sans accroc et j’obtiens alors le privilège d’entrer dans la maisonnette de l’épreuve théorique. À l’intérieur, un vieux PC m’attend. « Un tracteur est à 150 mètres, un lièvre passe devant. J’ai du plomb n°5 : je tire (réponse A) — je ne tire pas (réponse B). » Un collégien n’aurait eu aucun mal à s’emparer de ces dix points. L’examinateur me remet un petit morceau de papier : 30/31.

Mon bilan laisse peu de place au doute : 22 tentatives de tir, 22 échecs

Me voilà officiellement chasseur… et ce, à vie. Chaque année, il suffit aux chasseurs d’attester sur l’honneur ne souffrir d’aucune contre-indication pour préserver son permis. Aucun certificat médical n’est demandé. « Comment peut-on croire que les chasseurs gardent les mêmes aptitudes physiques entre leurs 15 ans et leurs 80 ans ? » s’agaçait à ce propos Mila Sanchez, d’Un jour un chasseur. En Espagne, le permis n’est valable que cinq ans, et qu’une seule année pour les plus de 70 ans.

Que tirer de cette expérience ? Jamais auparavant je n’avais touché d’arme. Je regrette de n’avoir pas chronométré le temps passé arme en mains, au cours de ma formation et de l’examen : après mûre réflexion, une heure à tout casser. Quant aux cibles à abattre, mon bilan laisse peu de place au doute : 22 tentatives, 22 échecs. Ce n’est pourtant pas faute d’avoir essayé.

Au-delà de ces chiffres anecdotiques, le peu de sensibilisation à la dangerosité de cette pratique est criant. Certes, instructeurs et inspecteurs insistent à maintes reprises sur la nécessité de toujours vérifier son environnement avant de relever son arme. Mais comment, en si peu de temps, créer des automatismes chez les novices ? Le 10 septembre, s’ouvre en France une nouvelle saison de chasse… En seulement six mois, j’ai pourtant le sentiment d’avoir oublié la moitié des règles de sécurité. Heureusement, je ne compte pas chasser — le permis de chasse n’étant qu’un outil pour mener mon enquête à son terme. Pourtant, de nombreux novices fraîchement diplômés pourront désormais disposer d’une arme, sans trop savoir tirer.