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L’un des derniers guépards d’Asie est mort en Iran

La naissance en mai 2022 de Pirouz dans un refuge de l’est de l’Iran avait été salué comme une bonne nouvelle, le guépard asiatique, étant une espèce en danger critique d’extinction selon l’UICN.

L’un des derniers guépards asiatiques au monde est mort mardi 28 février 2023 en Iran, provoquant une vague de tristesse chez les Iraniens qui s’étaient pris d’affection pour ce jeune félin né en captivité en 2022. « Pirouz, qui avait été admis à l’Hôpital vétérinaire central pour une insuffisance rénale jeudi, est mort après avoir subi une dialyse », a rapporté l’agence officielle Irna. « Nous sommes très attristés par la perte de Pirouz et l’échec de tous les efforts faits pour le sauver », a réagi le chef de l’hôpital, le docteur Omid Moradi.

Le jeune Pirouz (« victorieux » en persan) était devenu une fierté nationale depuis sa naissance en mai 2022 dans un refuge de l’est de l’Iran. Cet événement avait été salué alors qu’il ne resterait en Iran qu’une douzaine de guépards asiatiques, une espèce en danger critique d’extinction, selon l’Union internationale pour la conservation de la nature.

Depuis son hospitalisation, les internautes avaient été nombreux à exprimer leur émotion : « Pirouz est la seule source de bonheur pour la Nation », soulignait l’un d’eux sur Twitter. Une référence au fait que, depuis septembre 2022, l’Iran est secoué par l’un des plus importants mouvement de contestation de son histoire. D’autres utilisateurs des réseaux sociaux disaient craindre l’« extinction » définitive de la sous-espèce Acinonyx jubatus venaticus, communément appelée guépard asiatique ou guépard d’Iran, en cas de décès de Pirouz.

Le guépard est l’animal le plus rapide du monde et peut atteindre une vitesse de 120 km/h. On le trouve encore dans certaines parties d’Afrique australe, mais il a pratiquement disparu d’Afrique du Nord et d’Asie. L’Iran, l’un des derniers pays au monde où les guépards asiatiques vivent à l’état sauvage, a lancé un programme de protection soutenu par les Nations unies en 2001.

Source : Sciences et Avenir